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Lundi 25 décembre 2017, à 14h10
De cette année 2017 je retiendrai des moments forts et des émotions en pagaille.

La journée parfaite du 20 mai, où j'ai eu la chance de réunir autour de moi quatorze des personnes qui comptent le plus au monde pour moi, avec la sensation précieuse de se sentir bien entourée.

La rage sourde qui a suivi les vacances au ski en mars pendant plusieurs semaines, où j'ai soigneusement évité certaines personnes pour arriver à la résolution de ne plus accepter qu'on m'empêche de faire les choses qui me font plaisir.

Les petits bras de ma petite-cousine serrés autour de mon cou en mai, et cette déferlante d'amour à laquelle je ne m'attendais pas et qui m'a rassurée sur le fait que oui, un jour, je voudrai probablement être maman.

Les trop nombreuses visites chez le médecin et le rendez-vous de novembre qui a été la déception de trop et qui m'a fait opter pour une solution naturelle, qui au final me convient mieux parce qu'elle m'apprend à mieux connaître mon corps au lieu de le contraindre.

Le semaine de l'horreur au boulot, il y a un mois ou deux, où ma collègue m'a expliqué les yeux dans les yeux que l'idée de me croiser l'angoissait au point de mal dormir la nuit précédente et qu'elle réfléchissait à démissionner. Quelques jours plus tard, un long point de trois heures pour mettre les choses à plat et réaliser que ce n'était en réalité pas totalement lié à moi, mais ceci dit je crois que je n'en suis pas ressortie complètement indemne.

Un message d'une amie qui m'est très chère, à ce même moment, qui se dit blessée et déçue parce que je ne suis pas assez présente et à l'écoute. Et la sensation de tout rater, au boulot et dans ma vie perso, de blesser tout le monde sans réussir à trouver le bon équilibre et en m'épuisant. Vivement la fin de l'année.

Rembobinage.

La semaine en Normandie en juillet pleine de douceur et d'une nouvelle harmonie.

Le weekend en Suisse avec ses paysages enneigés sublimes mais aussi quelques moments moins agréables ancrés dans ma mémoire : parmi eux, la seconde où je me suis demandé si j'allais mourir là, en haut de cette montagne, et un deuxième ou V. m'a dit sans détours "Je ne te fais pas encore confiance, non, mais ça viendra peut-être avec le temps."

Et cette confiance profonde qu'il m'accorde désormais, cinq ou six mois plus tard, en me racontant des choses qu'il n'a jamais dites à personne.

Un weekend d'anniversaire parfait à Chantilly avec des balades dans les bois dans les couleurs d'automne, des longues discussions sur notre avenir et sur le fait d'inventer nos propres traditions plutôt que de râler contre celles qui sont existantes.

Les confidences toute l'année à mon Docteur Love, qui a suivi mes réflexions, mes doutes, mes coeurs dans les yeux, mes énervements, et qui doit se dire aujourd'hui que j'ai parcouru un bien long chemin cette année (et dont j'espère qu'elle est fière de moi).

Ces mots dont je ne saisis pas encore totalement la réalité parce qu'ils sont trop forts de sens et que je n'ai pas envie de penser à ce qui se serait passé si je n'avais pas été là : "si je suis en vie aujourd'hui, c'est grâce à toi".

Une relation à renouer avec ma Christina Yang, sans plus savoir ce qu'on a le droit de se dire ou non, mais on va y arriver.

Ces moments à vouloir être là pour les gens que j'aime : mon amie-jolie qui doit faire le deuil forcé d'une personne qu'elle voudrait garder à côté d'elle à jamais, ma cousine-adulescente qui se pose trente-six questions sur son avenir, mon frère qui se remet en question.

La découverte de l'escalade. La découverte du Sri Lanka. Les retrouvailles de l'aviron.

Bref, une bonne année en somme, et pas tout à fait finie.
Bonnes fêtes, et à 2018 <3